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MAtières résiduelles

 

 histoique

  Pourquoi s'occuper
de nos poubelles

 Tonnage généré

La problématique des matières résiduelles

Avez-vous déjà entendu parler de la gestion des matières résiduelles ?

 

 

 

Durant des milliers d'années, les grandes civilisations se sont peu souciées de leurs déchets. La nature se chargeait de les faire disparaître. Les résidus servaient de nourriture aux animaux ou se décomposaient sur place.

Même si l'histoire du Québec est plus récente, la problématique de la gestion des matières résiduelles est cependant un sujet d'actualité. C'est surtout après la 2e guerre mondiale que les problèmes commencent à surgir. Les gens consomment de et jettent de plus en plus.

Au Québec, la prise de conscience de l'importance de la gestion des matières résiduelles remonte aux années 70. Le gouvernement du Québec dépose le règlement relatif à la gestion des déchets solides et publie un plan directeur de la gestion des déchets qui « témoigne du souci de prévoyance du gouvernement »(novembre 1979). En 1989, le gouvernement adopte la politique gouvernementale de gestion intégrée des déchets solides visant a détourner pour l'an 2000, 50% des déchets solides des sites d'enfouissement.


Finalement, en 1998, le gouvernement propose une gestion plus respectueuse de l'environnement, tout en contribuant au développement social et économique du Québec, dans le Plan d'action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008. Ce plan propose des mesures qui veulent mettre en valeur plus de 65% des matières résiduelles susceptibles de l'être. Pour que cet objectif soit atteint, tous les secteurs de la société devront contribuer : le secteur municipal, les secteurs des industries, des commerces et des institutions et ceux de la construction, de la rénovation et de la démolition.

 

 
 

Pourquoi s'occuper autant de nos poubelles ?

  • Nous produisons plus de déchets que jamais et nous consommons de plus en plus.L'attitude du public envers l'environnement ne cesse de grandir. 
  • Nous sommes conscients qu'il faut prendre soin de notre milieu de vie.
  • Les ressources naturelles ne sont pas inépuisables.
  • Les activités d'extraction et de fabrication sont responsables des principaux problèmes de pollution : eaux, réchauffement climatique, diminution de la biodiversité. La solution à ces problèmes passe, entre autres, par une saine gestion des matières résiduelles. La récupération de ces matières et leur réintroduction dans les cycles industriels de fabrication ont généralement pour effet, tout comme la réduction à la source, de diminuer l'exploitation des ressources naturelles et de la pollution associée à leur transformation.
  • Il y a moins d'espace dans nos lieux d'enfouissement sanitaire.

Nous devons nous prendre en main et agir. Si nous voulons prendre soin de notre environnement, il faut répondre à nos besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Il faut faire les bons choix.

 
 
 

Tonnage généré, comment c'est géré?

Au Québec, nous générons environ 11 millions de tonnes de matières résiduelles par année provenant de trois grands « secteurs »: secteur municipal, secteur des industries, des commerces et des institutions (ICI) et le secteur de la construction, de la rénovation et de la démolition (C et D)

Tableau I : Bilan de la gestion des matières résiduelles du Québec de 1988 à 2000 
                (en millions de tonnes), tous secteurs confondus.

Destination 1988 1992 1994 1996 1998 2000
Génération 7 7,1 7,2 8,5 9,1 10,9
Élimination 5,7 5,5 5,2 5,5 5,7 7,1
Récupération 1,3 1,6 2 3 3,4 3,8
  
Taux de récupération 18% 22% 28% 35% 37% 35%
        
Population 6 860 400 7 150  700 7 275 000 7 208 884 7 334 094 7 372 448
Taux par habitant
(tonne / personne / année)
Génération 1,02 0,99 0,99 1,18 1,24 1,48
Élimination 0,84 0,77 0,71 0,76 0,78 0,96
Récupération 0,18 0,22 0,27 0,42 0,46 0,52

 

Faits saillants (Recyc-Québec):

  • La quantité totale récupérée est passée de 3 006 000 tonnes en 1996 à 
    3 836 000 en 2000.
  • La quantité éliminée de résidus a également augmenté passant de 5 491 000 tonnes en 1996 à 7 056 000 tonnes en 2000.  Le taux d'élimination par habitant passe donc de 0,76 tonne par habitant en 1996 à 0,96 tonnes par habitant pour l'année 2000. Quant au taux de génération, celui-ci est passé de 1,18 tonne par habitant par année en 1996 à 1,48 tonne en 2000.
  • 6,3 millions de Québécois (88,1 % de la population) sont desservis par un programme de collecte sélective en 1998, comparativement à 5,6 millions (77,7 % de la population) en 1996. Il s'agit d'une augmentation de 12,4 %.
  • 1037 municipalités offrent un programme de collecte sélective en 1998, comparativement à 901 en 1996. Il s'agit d'une augmentation de 15,1 %.


Au Québec, trois grands secteurs sont directement visés par le plan d'action québécois sur la gestion des matières résiduelles. Des objectifs de récupération pour chaque secteur et par matière ont été fixés.


Dans les municipalités :

  • 60 % du verre, du plastique, du métal, des fibres, des encombrants et de la matière putrescible;
  • 75 % des huiles, des peintures et des pesticides (résidus domestiques dangereux);
  • 50 % du textile;
  • 80 % des contenants à remplissage unique de bière et de boissons gazeuses.


Dans les industries, les commerces et les institutions :

  • 85 % des pneus;
  • 95 % des métaux et du verre;
  • 70 % du plastique et des fibres, y compris le bois;
  • 60 % de la matière putrescible.


Dans l'industrie de la construction, de la rénovation et de la démolition :

  • 60 % de toutes les matières pouvant être mises en valeur

 

 

Bilan dans le Val-Saint-François

La Société de Gestion des Matières Résiduelles (SGMR) du Val-Saint-François compte 18 municipalités pour un total d'environ 30 000 citoyens. C'est cette société qui « gère » nos résidus.


Bilan des matières résiduelles du Val-Saint-François (2001):
 

 
SECTEURS
Quantités générées (t.m.) Quantités enfouies (t.m.) Quantités recyclées (t.m.)  
Municipal
12 189 9 566 984
 
ICI
19 192 4 564 400  
C et D
10 865 572 n/d
   TOTAL 42 246 14 702 1 384   

Dans le Val-Saint-François, tous les résidus générés par le secteur municipal vont au lieu d'enfouissement sanitaire. Ainsi, depuis son ouverture en 1981, 280 864 tonnes métriques ont été enfouies dans le lieu d'enfouissement sanitaire.


Quantités des matières enfouies 

Années Déchets enfouis (t.m.) Taux d'accroissement annuel (%)
Sept. 1981-1984 34 000 -
1985 11 985 -
1986 12 703 6,0
1987 12 841 1,1
1988 14 360 11,8
1989 16 230 13,0
1990 16 177 -0,3
1991 18 688 15,5
1992 19 300 3,3
1993 19 740 2,3
1994 20 264 2,7
1995 18 902 -6,7
1996 18 868 -0,2
1997 15 780 -16,4
1998 15 968 1,2
1999 15 058 -5,7
2000 15 249 1.3
2001 22 725 49
2002 24 059 5.8
2003 24 895 3.5
TOTAL 329 818  

La quantité de matières résiduelles recyclées va au centre de tri de la région sherbrookoise. Depuis le début de la collecte (octobre 1996 à décembre 2002) les bacs bleus ont recyclé environ 5 347 tonnes métriques.


Bilan des matières recyclés par municipalités (1996-2002)

Municipalités Poids (t.m.)
Windsor 1218.5
Saint-Claude
Val-Joli
474.4
Melbourne Canton
Melbourne Ville
309.6
Cleveland 289.8
Sainte-Anne
Lawrenceville
Bonsecours
343.6
Valcourt Ville 572.4
Maricourt
Valcourt Canton
315.4
Racine
Kingsbury
304.4
Saint-François 379.6
Richmond 839.6
Saint-Denis de Brompton
(estimation)
128.2
Stoke
(estimation)
172.1
TOTAL 5347.7



Que pouvons-nous faire ?

Il faut détourner le plus possible tout ce que l'on peut du flux de matières résiduelles. Pour cela, la SGMR a élaboreé un plan de gestion des matières résiduelles, tout en poursuivant les objectifs fixés par le nouveau Plan d'Action Québécois sur la Gestion des Matières Résiduelles 1998-2008. 

Notre plan de gestion a pour but de faire des matières résiduelles non plus des déchets, mais des ressources. Des actions précises sont prévues afin d'atteindre des résultats concrets et tous nous seront appelés à contribuer. 

La SGMR propose un principe fondamental que chacun devrait respecter : les 4RV-e. Jusqu'à preuve du contraire, le Refus, la Réduction à la source, le Réemploi, le Recyclage et la Valorisation et l'Élimination doivent être privilégiés dans cet ordre lors des choix de gestion des matières résiduelles.

REFUS : il incombe à chacun des consommateurs, conscient de l'impact de notre mode de vie et de nos choix de consommation sur les conditions d'exploitation et d'injustice envers les plus démunis partout dans le monde, de refuser de consommer des produits inutiles ou de surconsommer.

RÉDUCTION À LA SOURCE : éviter de générer des résidus lors de la fabrication, de la distribution et de l'utilisation d'un produit.

RÉEMPLOI : c'est l'utilisation répétée d'un produit ou d'un emballage, sans modification de son apparence ou de ses propriétés. C'est faire preuve d'imagination afin de maximiser la vie utile d'un bien ou d'un produit.

RECYCLAGE :c'est l'utilisation, dans un procédé manufacturier, d'une matière secondaire en remplacement d'une matière vierge.

VALORISATION : c'est la mise en valeur d'une matière résiduelle par d'autres moyens que le réemploi ou le recyclage. C'est aussi le cas du compostage.

 

Quelques trucs pour réduire notre production de matières résiduelles:

Refuser de consommer des produits et des biens inutiles. C'est simple et très efficace, mais demande beaucoup de volonté !

Participez à la journée mondiale du refus. Dans plus de 20 pays, ce sera l'occasion de sensibiliser les jeunes et lesmoins jeunes aux méfaits de la surconsommation et de les encourager à ne rien acheter pendant 24 heures. À vous de les mettre au défi ! 

La journée sans achat http://www.adbusters.org/ (site anglais)

http://www.2tiers.org/

Réduire la quantité souvent excessive d'emballage que l'on utilise. Adopter des pratiques pour réduire la consommation de produits dangereux.
Réduire à la source, c'est aussi tout changement dans le design, la conception, l'achat ou l'utilisation du produit ou du matériel pour en réduire la quantité ou la toxicité avant qu'ils ne deviennent des matières résiduelles municipales.

Par exemple, depuis 1977, le poids d'un 2 litres de plastique de boissons gazeuses a été réduit de 68 grammes à 51 grammes. Cela signifie que 114 millions de tonnes métrique de plastique par année ont été enlevées du flux des matières résiduelles.

La réutilisation, c'est faire preuve d'imagination et de gros bon sens. Offrez ce qui ne vous sert plus à des groupes de charité, des maisons de jeunes ou à des voisins au lieu de les jeter. 

Réutilisez les sacs et autres contenants. Empruntez, louez et prêtez des articles qui servent rarement. Essayez de réparer avant de jeter. Utilisez des filtres à café durables et des serviettes de table. Achetez des crayons et des stylos rechargeables. Réutilisez des matériaux de construction et de démolition;une bonne idée qu'exploite le Renovator's ressources inc. (http://www.renovators-resource.com/) Participez aux collectes de RDD.

Recyclez, utilisez des produits recyclés et compostez. Le recyclage est une série d'activités comprenant la collecte de matières résiduelles qui seraient considérées comme des déchets, le tri et l'utilisation d'une matière secondaire en remplacement d'une matière vierge. Le recyclage génère une multitude de bénéfices sur les plans environnemental, financier et social. Le recyclage conserve les ressources pour les futures générations, économise de l'énergie, réduit le besoin de créer de nouveau lieux d'enfouissement sanitaire et crée des emplois. Compostez vos matières putrescibles : herbes, branches, restes de table.

 
 
 
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