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Planclimat

Un premier Plan climat pour le Val-Saint-François

La MRC du Val-Saint-François entame l’élaboration de son tout premier Plan climat, un outil stratégique visant à renforcer la résilience de son territoire face aux changements climatiques.

La démarche est possible grâce au soutien du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) dans le cadre du programme Accélérer la transition climatique locale découlant du Plan pour une économie verte 2030.

Qu’est-cequelePlanclimat?

Le Plan climat est un outil stratégique élaboré par les organismes municipaux et régionaux pour répondre aux enjeux posés par les changements climatiques et se doter d’objectifs climatiques tangibles. Un plan climat présente les risques et les possibilités liés à la lutte contre les changements climatiques. Il identifie les projets prioritaires et les mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le plan proposera également des mesures permettant de s’adapter aux changements climatiques et ainsi gérer les risques climatiques et renforcer la résilience des infrastructures, des écosystèmes et des communautés tout en soutenant la transition climatique. Ce plan repose sur une démarche structurée qui inclut la mobilisation d’une diversité d’acteurs — élus, citoyens, entreprises et organismes communautaires — pour garantir une approche participative et inclusive.

Objectifsdeladémarche

Les objectifs principaux pour l’élaboration d’un plan climat se basent sur une planification structurée et flexible pour répondre aux défis spécifiques du territoire tout en respectant les orientations gouvernementales. Voici les objectifs pour une municipalité régionale de comté (MRC) :

Définir une cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) en fonction de l’inventaire des émissions et des potentiels de réduction identifiés.

Identifier les risques climatiques actuels et futurs, et développer des mesures pour limiter les impacts négatifs ou tirer parti des opportunités pour ainsi réduire les effets des aléas climatiques et réduire les vulnérabilités.

Intégrer les préoccupations et les besoins des parties prenantes, y compris les citoyens, les municipalités locales, et les nations autochtones. Assurer une transition juste en tenant compte de l’équité sociale, économique et environnementale​​.

Améliorer la capacité des communautés, infrastructures et écosystèmes à s’adapter et à se maintenir face aux aléas climatiques.

Établir une collaboration efficace entre les niveaux supralocal (MRC) et local (municipalités), en définissant des mesures adaptées aux responsabilités de chaque palier.

Planifier des mécanismes de suivi et d’évaluation des mesures, pour ajuster le plan en fonction des résultats obtenus et des évolutions climatiques ou technologiques​​.

3voletsimportants

Le Plan climat de la MRC comportera des actions dans trois volets.

L’adaptation vise à limiter les impacts négatifs des changements climatiques et à renforcer la résilience des systèmes naturels et humains. Par exemple, par des actions en lien avec l’aménagement des infrastructures et des espaces végétalisés, la prévention des inondations ou la gestion des situations d’urgences.

La transition vise à transformer une collectivité et son économie pour qu’elle réduise sa contribution aux changements climatiques et devienne résiliente à leur égard. Les projets de soutien à la transition climatique locale visent à faciliter et à accélérer la mise en œuvre des actions inscrites dans le plan climat.  Les types de projets généralement compris dans cette catégorie sont : les activités de prise en charge et de coordination de la transition climatique ; les activités d’intégration des changements climatiques dans les politiques, stratégies, réglementations ou plans municipaux ;  les activités de mobilisation, de formation et de sensibilisation des acteurs.

L’atténuation vise à réduire les gaz à effet de serre (GES) qui sont responsables des changements climatiques. Par exemple, par des actions en lien avec la mobilité durable, l’efficacité énergétique ou la réduction des déchets.

Comitéetéquipedetravail

L’élaboration du Plan climat de la MRC du Val-Saint-François est menée par le Service de l’environnement et de la gestion des matières résiduelles en étroite collaboration avec le Service de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. L’ensemble des services sont également impliqués activement dans cette démarche à différents niveaux.

Lesgrandesétapesdeladémarche

ParticipezauPlanclimat

En juin 2025, la MRC annonçait le début de sa démarche d’élaboration du Plan climat pour le territoire du Val-Saint-François.

Durant cette première année, la MRC a complété un inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES), permettant d’identifier les principales sources d’émissions. En comprenant leur provenance, des secteurs prioritaires ont été ciblés.

L’équipe de la MRC, en collaboration avec le Centre d’écologie urbaine, organisme qui accompagne la MRC pour la réalisation du volet participatif du Plan climat, a tenu un premier atelier participatif, le 24 mars 2026. Regroupant près de 30 partenaires du milieu, de secteurs d’activités différents, cette rencontre a permis de définir des orientations par domaines prioritaires d’action.

Un deuxième atelier participatif est prévu le 7 mai 2026, destiné aux élu(e)s municipaux du Val-Saint-François. Il sera alors question de discuter et bonifier les orientations du plan et de la cible de réduction des GES.

En juin 2026, deux ateliers participatifs ont été tenus avec la population, les acteurs et les organisations du milieu, afin d’envisager des mesures d’adaptation, d’atténuation et de transition climatique concrètes qui pourront se retrouver dans le futur plan d’action.

 

Consultez le compte-rendu en cliquant ici.

Consultez le compte-rendu en cliquant ici.

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Dans le cadre de l’élaboration de son tout premier Plan climat, la MRC du Val-Saint-François a réalisé un sondage en ligne auprès de la population à l’été 2025. Les résultats ont permis d’identifier les préoccupations, les idées et les priorités des citoyennes, citoyens et acteurs clés du territoire. 

Les changements climatiques transforment notre quotidien, et le Val-Saint-François n’échappe pas à cette réalité. Face à ces défis, la MRC souhaite passer à l’action — avec sa population. Le Plan climat, ancré dans les réalités locales, visera à réduire notre empreinte environnementale et à renforcer notre résilience collective face aux effets des changements climatiques.

Vous pouvez consulter le rapport synthèse des résultats du sondage en cliquant ici.

Un deuxième sondage en ligne a été réalisé auprès de la population du Val-Saint-François, entre le 13 juin et le 31 juillet 2026, qui visait à identifier les actions et les mesures que les habitants de la MRC considéraient prioritaires face aux volets du Plan climat.

Ces volets comprenaient notamment la réduction des émissions de GES, l’adaptation aux changements climatiques et le soutien à la transition. Ce sondage cherchait à déceler des objectifs utiles au plan d’action du Plan climat.

Vous pouvez consulter le rapport synthèse des résultats du sondage en cliquant ici.

Foireauxquestions

Dans le cadre du sondage citoyen réalisé à l’été 2025, plusieurs commentaires et préoccupations ont été exprimés. Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui ont pris le temps de partager leur point de vue.

Les préoccupations exprimées dans le sondage sont importantes. Elles démontrent un intérêt réel pour les enjeux discutés. Comprendre les changements climatiques ne signifie pas adhérer à une vision catastrophiste, mais reconnaître une réalité mesurable et réfléchir collectivement à la meilleure façon d’y répondre. Pour consulter davantage de réponses aux questionnements, visiter la page Plan climat sur le site web de la MRC.

Voici quelques réponses aux interrogations et préoccupations soulevées dans le cadre de l’élaboration du plan climat de la MRC.

Les changements climatiques sont effectivement un phénomène mondial. Même si les émissions d’un petit territoire semblent modestes à l’échelle mondiale, les impacts locaux, eux, sont bien réels. Agir localement permet surtout de :

  • mieux protéger nos infrastructures,
  • éviter des coûts futurs plus élevés,
  • réduire notre vulnérabilité collective.

La réduction des émissions (atténuation)  vise à limiter l’ampleur des changements climatiques à long terme, tandis que l’adaptation  consiste à se préparer aux impacts déjà en cours, telle la sécheresse, les pluies intenses, les vagues de chaleur, les redoux hivernaux.

Cette inquiétude mérite d’être prise au sérieux. On associe parfois les démarches climatiques à des restrictions, des interdictions ou des contraintes. Or, plusieurs mesures liées au climat visent plutôt à :

  • améliorer le confort des bâtiments,
  • mieux planifier les infrastructures,
  • protéger la santé lors des vagues de chaleur,
  • préserver les milieux naturels qui contribuent à notre qualité de vie.

Par exemple :

  • Planter des arbres en milieu urbain réduit les îlots de chaleur.
  • Adapter les réseaux pluviaux limite les dommages lors de fortes pluies.
  • Améliorer l’efficacité énergétique diminue les factures d’énergie.

L’objectif n’est pas de réduire la qualité de vie, mais d’éviter qu’elle soit affectée par des événements climatiques de plus en plus extrêmes.

Les changements climatiques reposent sur des décennies d’observations scientifiques, mesurées par des milliers de chercheurs à travers le monde.

Ce qui est parfois mal compris, c’est que le climat ne change pas de façon uniforme. On peut très bien vivre un hiver froid tout en observant une tendance globale au réchauffement. Le climat concerne les tendances sur le long terme, pas la météo d’une semaine.

Dans notre région, les tendances observées incluent notamment :

  • une augmentation des épisodes de chaleur intense,
  • une plus grande variabilité des précipitations,
  • des redoux hivernaux plus fréquents.

L’objectif n’est pas de créer un climat d’inquiétude, mais de s’appuyer sur les données disponibles pour prendre des décisions éclairées.

La responsabilité climatique est partagée.

Les industries et les grandes entreprises sont encadrées par des réglementations provinciales et fédérales en matière d’émissions. Elles doivent respecter des normes environnementales précises.

Les citoyens, les municipalités, les institutions et les entreprises ont chacun un rôle différent à jouer :

  • Les gouvernements fixent les cadres réglementaires.
  • Les municipalités planifient l’aménagement et les infrastructures.
  • Les entreprises innovent et adaptent leurs pratiques.
  • Les citoyens influencent la demande et les habitudes collectives.

Il ne s’agit pas de transférer la responsabilité d’un groupe à un autre, mais de reconnaître que les solutions nécessitent une action à plusieurs niveaux.

Les municipalités doivent composer avec de nombreuses priorités : voirie, sécurité, loisirs, développement économique, etc.

Les changements climatiques ne remplacent pas ces priorités — ils les influencent.

Par exemple :

  • Une route plus vulnérable aux pluies intenses devra être reconstruite plus souvent.
  • Une vague de chaleur prolongée peut affecter la santé publique.
  • Une sécheresse peut avoir des impacts économiques pour le milieu agricole.

Intégrer la dimension climatique dans la planification permet d’éviter que ces enjeux deviennent des crises répétées.

Les démarches climatiques peuvent parfois sembler abstraites. Pourtant, les effets concrets des changements climatiques sont déjà visibles :

  • sécheresses estivales qui affectent les sols et l’agriculture,
  • pluies intenses qui endommagent routes et infrastructures,
  • vagues de chaleur qui touchent la santé des personnes vulnérables,
  • cycles de gel-dégel plus fréquents qui accélèrent la détérioration des chaussées.

Planifier ces enjeux permet d’éviter des interventions d’urgence coûteuses et improvisées.

La planification ne règle pas tout immédiatement, mais elle permet :

  • d’identifier les priorités,
  • d’utiliser les ressources publiques de façon plus stratégique,
  • d’aller chercher des financements dédiés.

Un plan climat, en soi, n’est pas une taxe ni un règlement. C’est un outil de planification.

Les décisions budgétaires futures relèvent toujours des conseils municipaux et sont prises publiquement.

Il est important de comprendre que plusieurs coûts liés aux changements climatiques existent déjà :

  • réparations de routes endommagées par les cycles gel-dégel,
  • interventions d’urgence lors de pluies intenses,
  • pression sur les réseaux d’eau,
  • gestion accrue des épisodes de chaleur.

Planifier permet souvent de :

  • réduire les dépenses imprévues,
  • étaler les investissements dans le temps,
  • prioriser les actions les plus efficaces.

Autrement dit, ne pas planifier peut parfois coûter plus cher que planifier.

Les élus jouent un rôle central dans la démarche climatique locale.

Ils doivent notamment :

  • représenter les préoccupations de la population;
  • arbitrer entre différentes priorités;
  • adopter les orientations du plan climat;
  • assurer un suivi des actions dans le temps.

Leur rôle consiste à équilibrer les enjeux environnementaux, économiques et sociaux, tout en veillant à l’intérêt collectif du territoire.

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